mardi 15 janvier 2013

Qui sont les personnalités africaines les plus suivies sur Twitter ?


Mohamed Morsi est le chef d'État du continent qui compte le plus d'abonnés sur le réseau social. Logique : ses compatriotes égyptiens dominent le top 25 des Africains les plus suivis.
Conséquence du Printemps arabe, Twitter poursuit son essor en Afrique du Nord. En six mois, Mohamed Morsi a vu le nombre de ses abonnés sur le réseau social plus que décupler, passant de 74 232 fin juin 2012 à plus de 797 000 au 20 décembre. Un score qui reste insuffisant pour régner sur la twittosphère africaine. Le président égyptien est en effet devancé par trois de ses compatriotes : Mohamed el-Baradei, avec 1,13 million d'abonnés, est l'homme le plus suivi du continent, talonné par le téléprédicateur Amr Khaled (1,07 million d'abonnés) et le cyberdissident Wael Ghonim (807 862 abonnés).
Les Égyptiens sont omniprésents dans le classement des Africains les plus influents sur le site de microblogging. Ils sont 21 dans le top 25 et il faut descendre à la douzième place pour voir se faufiler un ressortissant d'un autre pays : le chanteur nigérian D'Banj (498 020 abonnés). Mais Mohamed Morsi devance de loin ses pairs. Avec 187 855 followers, le deuxième chef d'État le plus suivi, Jacob Zuma, est dernier du top 25 continental. Le président sud-africain est notamment précédé par Julius Malema (21e, avec 253 521 abonnés). Après avoir suspendu son activité en février, l'ex-enfant terrible de l'ANC, exclu du parti au pouvoir en avril, a recommencé à «gazouiller» (la signification du verbe to tweet). Et même le célèbre athlète Oscar Pistorius (24e, avec 219 626 abonnés) ne parvient pas à le rattraper. influents.
Désormais distancé, Paul Kagamé (92 971 abonnés) perd sa troisième place au classement des dirigeants africains les plus suivis sur Twitter. Le président rwandais est dépassé par son homologue tunisien, Moncef Marzouki (100 260 abonnés), et par Babatunde Fashola, le gouverneur de l'État de Lagos, qui réunit plus de 99 000 followers. De quoi encourager les présidents des États voisins du Rwanda, longtemps restés à la traîne sur les réseaux sociaux. L'Ougandais Yoweri Museveni et le Tanzanien Jakaya Kikwete ont presque doublé leur audience de juin 2012 : le premier compte désormais 10 694 abonnés et le second plus de 43 000. Pas encore suffisant pour inquiéter l'homme fort de Kigali. 
28/12/2012 –
Source : Jeune Afrique
 Par Trésor Kibangula (@Tresor_k)

samedi 12 janvier 2013

Presse et Internet, quel avenir ?



En péril depuis des années, la presse ne cesse de chercher des solutions pour se réinventer. Pourtant, la thèse d’une mort annoncée peut paraître excessive. A ce jour, aucun média n’a tué ses prédécesseurs et le succès relatif des journaux en ligne montre qu’il n’existe pas de réelle désaffection du support papier. Mais, du point de vue des usages, l’an 2000 a marqué un tournant. La lecture du journal imprimé a cessé d’être, comme disait Georg Hegel, la prière du matin de l’homme moderne. La consultation des courriels, le visionnage d’une vidéo, la conversation en ligne, la lecture rapide des titres du jour sur Internet, toutes ces habitudes mordent sur le temps consacré à la lecture d’un quotidien.
Demain, combien de lecteurs prendront encore le temps d’aller débourser quelques pièces dans un kiosque à journaux ? Des essayistes entendent déjà sonner le glas de la presse écrite. Philip Meyer, le puissant patron de News Corp, a même fixé la date des funérailles : le dernier quotidien papier disparaîtra au mois d’avril 2040, assure-t-il dans son livre The Vanishing Newspaper. Si en Afrique, le problème ne se pose pas pour l’instant sur les mêmes termes, en Occident, les faits, pour le moment, vont dans son sens.
Aux Etats-Unis, des dizaines de titres sont menacées d’extinction. 16 000 journalistes américains ont été licenciés en 2008 (contre 2 000 en 2007) et la cadence des plans sociaux s’accélère. Le Boston Globe et le San Francisco Chronicle chancellent, le Rocky Mountain News a stoppé les rotatives, le Christian Science Monitor, centenaire, n’existe plus que sur Internet. Même le prestigieux New York Times a hypothéqué son siège social… Et le vent de panique qui a déferlé sur la presse américaine souffle désormais, sur une partie du marché européen, confronté à des difficultés voisines.
En France, le titre emblématique, France Soir, a mis la clé sous la porte. Après avoir arrêté sa version papier en décembre 2011, le quotidien a tenté l’aventure sur le seul Web, mais l’expérience a tourné court, faute de recettes publicitaires suffisantes pour faire vivre une rédaction. Au faîte de sa gloire dans les années 60, France Soir sortait sept éditions par jour pour plus d’un million d’exemplaires vendus. 2012 a aussi vu la fin de la version imprimée de La Tribune. Le titre économique, repris à la barre du Tribunal de Commerce, tente lui aussi une existence numérique doublée d’une édition hebdomadaire. Mais après 27 ans d’une histoire mouvementée, le journal peine à trouver un nouvel élan. Un "guichet départs" doit être ouvert en janvier, afin de supprimer une dizaine de postes parmi les 26 journalistes restants.
Au Figaro, la direction dit s’attendre à une année 2013 "très difficile" et a annoncé un plan de départs volontaires qui devrait affecter 10% des quelque 900 salariés de ses titres. Le groupe, dont l’activité numérique est bénéficiaire notamment grâce à ses sites marchands, a annoncé "une rénovation de ses offres éditoriales". Les difficultés de la presse ont des origines multiples. Si les lecteurs français délaissent les journaux (les ventes au numéro reculent chaque année d’environ 7%), c’est l’effondrement des recettes publicitaires qui "plombent" encore davantage l’économie de ce secteur, pourtant fortement subventionné. Le chiffre d’affaires publicitaire des quotidiens nationaux recule depuis 2008 dans des proportions allant de 6% à 12% par an, selon différentes estimations.
Les dépenses de publicité, dont une partie avait migrée vers l’audiovisuel à partir des années 80, se portent aujourd’hui, massivement vers Internet. Moins coûteuse et plus ciblée, la publicité adressée directement aux internautes nourrit aujourd’hui, les géants du Net. Ainsi Google, sur le seul marché français, engrange déjà près d’un milliard d’euros par an et aux Etats-Unis, son chiffre d’affaires publicitaire dépasse désormais, celui de l’ensemble de la presse "papier". Si les explications de la crise diffèrent, ces auteurs parviennent à la même conclusion. Pour la plupart des organes de presse, il faut aujourd’hui, réinventer complètement la manière de produire et de diffuser l’information.
Les tâtonnements actuels pourraient ouvrir des pistes prometteuses au journalisme, quel que soit son support de publication. Sur Internet comme dans les kiosques, il y aura quelques morts, mais aussi des naissances – et renaissances. Les professionnels de l’information auront à trouver le juste équilibre entre un journalisme à l’ancienne, nourri d’enquêtes, de reportages et d’expertise, et les nouvelles pratiques apparues sur Internet : discussions et débats en ligne, proximité du lecteur, recommandations, interactions entre les sources d’information, usage raisonné de la vidéo, du son, des liens hypertextes. Avec l’arrivée sur le marché du travail d’une nouvelle génération, cette réinvention du journalisme a déjà commencé.
Raphaël KAFANDO
(Le Faso.net 10/01/2013)
Source :
http://www.linternaute.com/actualit...
http://www.scienceshumaines.com/int...
http://www.journaldunet.com/ebusine...





mercredi 12 décembre 2012

«Quatre ans de plus» : le tweet d'Obama en tête du palmarès 2012 de Twitter


«Quatre ans de plus», le tweet posté par @BarackObama au soir de sa réelection, accompagné d'une photo du président enlaçant sa femme, est le micro-message le plus viral de l'année 2012 selon le palmarès établi par Twitter. Ce message a été retweeté 810 000 fois dans plus de 200 pays depuis le soir du 6 novembre.
"En quelques heures, il est non seulement devenu le plus tweeté de l'année mais aussi de toute l'histoire de Twitter", explique l'équipe du site, qui a dévoilé, mardi 11 décembre, son top de l'année 2012 avec les listes des messages les plus partagés, des nouveaux comptes de célébrités et des événéments les plus discutés de l'année.
La même photo de Barack Obama, postée au même moment sur Facebook le soir du 6 novembre, est également devenue le message le plus recommandé depuis la création du site de Mark Zuckerberg.
Le deuxième message le plus retweeté de l'année est celui de Justin Bieber où le chanteur rend hommage à une petite fille de 6 ans morte d'un cancer du cerveau. Il a été retweeté 220 000 fois.
L'élection présidentielle américaine, les Jeux olympiques de cet été, l'ouragan Sandy et la mort de la chanteuse Whitney Houston ont également été parmi les sujets les plus populaires de l'année sur le réseau social.

mardi 4 décembre 2012

web 2.0 : effet de mode ou revolution

La messe est dite : le pape Benoît XVI est sur Twitter


Annoncé en novembre par un porte-parole du Vatican, le compte Twitter du pape, bien que celui-ci ne soit pas un grand fan des nouvelles technologies et d’Internet, a été ouvert aujourd’hui sous le nom d’utilisateur @pontifex.
Twitter a confirmé la véracité de ce compte, bien que celui-ci ne possède pas encore la mention de profil vérifié, qui ne saurait visiblement tarder à apparaître.
@pontifex, l'adresse Twitter du pape
A 85 ans, le pape Benoît XVI a succombé à la tentation de Twitter sous l'adresse @pontifex et le chef de l'Eglise catholique, qui rassemble déjà de ce fait plus d'un milliard de fidèles, enverra son premier tweet le 12 décembre, à l'occasion de la fête de Notre-Dame de Guadalupe.
"Le choix de son adresse Twitter est judicieux. 'Pontifex' en latin signifie à la fois 'pape' et 'celui qui est le pont' entre les hommes et Dieu", a expliqué lors d'une conférence de presse Greg Burke, conseiller du Vatican pour les médias. "Le pape veut pouvoir atteindre tout le monde."
Dans ses premiers tweets, le pape répondra aux questions envoyées à #askpontifex. Les textes seront en espagnol, en anglais, en italien, en portugais, en allemand, en polonais, en arabe et en français. D'autres langues viendront ensuite s'y ajouter.
Au début, les tweets du pape seront tirés de son audience publique hebdomadaire, le mercredi, de sa bénédiction dominicale et de ses homélies à l'occasion des grandes fêtes catholiques. Le pontife réagira aussi aux grands événements mondiaux.
C'est Benoît XVI en personne qui enverra son premier message le 12 décembre mais ensuite les tweets seront rédigés par des conseillers, avant d'être relus et signés par le pape, qui ne sera lui-même abonné à aucun autre compte.
La page du chef de l'Eglise catholique sur Twitter est blanche et jaune, les couleurs de l'Etat pontifical, avec une photographie du Vatican et une de Benoît XVI. Lundi en début d'après-midi, son compte avait déjà plus de 35.000 abonnés.
Le Saint-Siège a fait savoir que toutes les mesures avaient été prises pour éviter que le compte Twitter du pape ne soit piraté.

TIC : Des acteurs de la sous région à l’école du Web 2.0


L’organisation internationale de la francophonie, en partenariat avec l’association pour Linux et les logiciels libres au Burkina Faso A3L-BF, organise à Ouagadougou du 03 au 08 décembre 2012 un séminaire sous régional de formation sur le Web 2.0 à l’attention de 25 professionnels de la sous région Ouest africaine. Il s’agira de mettre les participants au parfum des dernières technologies, des derniers outils disponibles sur le marché pour leur permettre d’être au pas du jour, de faire évoluer les applications mais surtout de créer de nouveaux sites plus performants et dynamiques.
Renforcer les compétences et l’expertise des professionnels du Web de 7 pays (Burkina, Mali, Bénin, Togo, Sénégal, la cote d’ivoire, Niger) de la sous région Afrique de l’Ouest. C’est l’objectif du séminaire sur le Web nouvelle génération. Situé dans le cadre du plan stratégique pour le numérique de la francophonie (accompagner l’innovation et la créativité numérique pour l’intégration des pays en développement francophones dans l’économie numérique mondiale), ce séminaire de formation tient sa justification du fait de la faible participation des africains, en tant que producteurs de contenus, à l’économie numérique. Les applications numériques sont essentielles pour le développement économique et l’insertion réelle de ces pays dans la société de l’information. Cependant, ce n’est pas encore le cas en Afrique et l’OIF veut que des acteurs africains puissent, avec l’expertise qu’il faut, disposer des compétences qu’il faut, être eux mêmes producteurs de leur contenu, être eux-mêmes concepteurs de leur application de façon à ce que cela réponde aux besoins spécifiques de leur pays.
Le Web 2.0 est un ensemble de technologies qui permettent aujourd’hui de construire des applications Web plus évoluées, dynamiques qui n’existaient pas sur les sites il y a dix ans environ. Parmi les modules, il y aura des technologies comme ESTGS qui est une combinaison des technologies de bases CSS, HTML, AJAX pour produire des sites Web beaucoup plus dynamiques. Les formateurs à ce séminaire ont donc pour mission de donner aux participants des outils efficaces à même de leur permettre de produire des sites web beaucoup plus dynamiques que ceux qui existent actuellement. Toute chose qui permettra aux africains de prendre leur place en tant qu’acteur et bénéficiaire des contenus Web.